16 Décembre 2016

Au boulot !

Le planning de Thomas Pesquet est très chargé car la Station Spatiale Internationale (l’ISS) est un laboratoire exceptionnel dont il faut profiter au maximum. Durant les 6 mois de sa mission scientifique, l’astronaute mènera ainsi une centaine d’expériences pour des laboratoires sur Terre !

 

De nombreux laboratoires sont candidats pour réaliser des expériences dans l‘ISS. En effet dans la Station spatiale, située à presque 400 kilomètres de la Terre, la force d’attraction terrestre est considérablement réduite. Cette condition de microgravité permet d’étudier des phénomènes peu visibles sur terre du fait de la gravité. Par exemple le déplacement d’un liquide, la résistance d’un matériau ou le comportement de cellules vivantes.

Un laboratoire en micropesanteur

Thomas Pesquet doit préparer et mettre en œuvre toutes les expériences. En micropesanteur, la tâche est compliquée et ralentie par le fait que les éléments expérimentaux et les outils « flottent ». Pour faciliter son travail, il a répété les gestes à accomplir des centaines de fois durant son entraînement. De plus, chaque action est minutieusement détaillée par écrit et les équipes au sol se tiennent prête à répondre à toutes ses questions, à n’importe quel moment si nécessaire.

Astronaute et cobaye

Pour certaines expériences l’astronaute joue aussi le cobaye. Il effectue des observation et des mesures sur lui-même : prélèvements sanguins  et d’urine, mesure de son activité cardiaque et musculaire, évaluation de son équilibre et de son orientation… Un grand nombre d’expériences portent en effet sur l’étude du corps humain. En effet en micropesanteur, c’est comme si le corps vieillissait en accéléré : certains muscles qui ne travaillent pas fondent très vite, les os deviennent poreux, c’est l’ostéoporose, les artères se dégradent.

everywear_une_experience_cnes_pour_thomas_pesquet.jpg

7 expériences réalisées par Thomas Pesquet sont 100% françaises. C'est le cas d'EveryWear, un équipement qui facilite le relevé de données médicales, comme ici la prise de pouls. Crédits : ESA/NASA.

Pas toujours facile de trouver la bonne position pour travailler en micropesanteur. Crédits : NASA/ESA.

Se préparer à de longs voyages

Etudier ces phénomènes permet de mieux comprendre le vieillissement ou certaines maladies liées à l’inactivité. Mais aussi de mieux se préparer à des séjours plus longs dans l’Espace, pour aller sur Mars par exemple. C’est en connaissant mieux ces effets, que l’on pourra prévoir des mesures pour les réduire ou les réparer de retour sur Terre.

Etonnements

Vivre en micropesanteur, c’est aussi une expérience unique pour les astronautes. Au quotidien, il n’est pas rare pour un astronaute qu’il s’amuse à observer des bulles d’eau, le comportement d’une  balle, ou de son propre corps si on le laisse flotter… La mission reste une source d’étonnement et d’apprentissages durant toute sa durée, voire un émerveillement !

Des expériences partagées avec les scolaires

Thomas Pesquet réalise aussi trois expériences imaginées par des lycéens. L’une fait pousser des graines en micropesanteur, Cérès, l’autre étudie la croissance de cristaux, CrISStal et une troisième observe le comportement d’enzymes dans la digestion humaine, CatalISS. Toutes ces expériences peuvent aussi être menées sur Terre et leur résultats comparés avec ceux de Thomas Pesquet.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Proxima et les jeunes

En savoir plus

En micropesanteur, le webdocumentaire qui vous met dans la peau de l'astronaute.

Suivez la mission de Thomas Pesquet : site Proxima

Page Facebook du CNES ESAThomasPesquet

Fil Twitter du CNES @Thom_astro

Compte Instragram du CNES thom_astro