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  1. La mort des comètes

    Date de publication:

    10 Juillet 2014

    Les comètes vivent, se transforment… et meurent. L’érosion progressive qui attend la plupart des noyaux cométaires n’est qu’une des possibilités de disparition de ces petits corps. S’ils sont constitués des mêmes matériaux issus de la nébuleuse originelle, leurs histoires peuvent être très différentes. Ils peuvent notamment avoir été fragilisés par des collisions, comme en témoignent les nombreux cratères visibles sur les quelques noyaux approchés par des sondes. Bref, nul ne sait jamais précisément comment va se comporter un noyau cométaire à l’approche du Soleil. Et ce comportement dépend naturellement des contraintes qu’il aura à supporter. Un très gros noyau formé par l’assemblage plus ou moins cohérent de blocs vaguement cimentés par de la glace résistera parfaitement à son passage au périhélie si celui-ci se produit à plusieurs dizaines de millions de kilomètres du Soleil, comme pour la comète Hale-Bopp, alors qu’il se brisera lors d’un périhélie plus rapproché, comme pour l’ancêtre des comètes du groupe de Kreutz. Mais il existe des façons de mourir encore plus spectaculaires.

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  2. Anatomie d'une comète

    Date de publication:

    10 Juillet 2014

    Les noyaux cométaires mesurent en moyenne de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres dans leur plus grande dimension.Ils sont trop petits pour être visibles au sein du gaz qui les enveloppe lorsqu’ils sont en pleine activité. Ces dernières années, les survols effectués par des sondes spatiales ont permis de connaître avec précision la forme et l’envergure de quelques noyaux : celui de la comète 1P Halley est oblong et mesure 15 sur 8 kilomètres ; 9P Tempel est plus arrondie et atteint 7,5 kilomètres de diamètre ; 19P Borrelly et 103P Hartley ressemblent à des cacahuètes de 8,7 kilomètres et 2 kilomètres de long ; 81P Wild est presque sphérique et approche 5,5 kilomètres de diamètre. Dans certains cas, on peut mesurer un diamètre par sondage radar, mais, le plus souvent, on n’obtient au mieux qu’une estimation. Pour la très grosse comète Hale-Bopp, les astronomes ont estimé que le noyau mesurait une cinquantaine de kilomètres de diamètre.

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  3. Sous le vent du Soleil

    Date de publication:

    10 Juillet 2014

    Les apparences et les termes sont parfois trompeurs. Lorsque l’on regarde une comète avec sa chevelure et sa belle queue déployée en éventail, on pense instinctivement que la queue s’étire dans la direction opposée au mouvement. Dans notre expérience quotidienne, le milieu oppose toujours une résistance au déplacement : l’eau s’oppose au mouvement du bateau, faisant naître la vague de poupe, et le vent s’oppose au mouvement du cycliste, étirant son écharpe ou sa chevelure dans le sens contraire à son déplacement. Mais les comètes se déplacent dans le vide interplanétaire, dans lequel il n’y a aucune résistance. En fait, il faut plutôt s’imaginer qu’une comète ressemble à une flamme repoussée et ballottée par le vent solaire : la pression de radiation et le vent solaire s’éloignent toujours du Soleil et les queues cométaires font de même, que le noyau se rapproche ou s’éloigne de l’astre du jour. Ce comportement a été constaté au début du XVIe siècle par Peter Apian et Girolamo Fracastoro, et près d’un millénaire auparavant par des observateurs chinois, mais il n’a été expliqué que quelques siècles plus tard.

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