13 Janvier 2017

Sortie spatiale : jamais sans mon scaphandre

Ce 13 janvier, Thomas Pesquet effectue sa première sortie dans l’espace. Le rêve de tout astronaute, réalisé par 4 français seulement. Cet événement exceptionnel nécessite une longue préparation et un équipement très spécialisé : le scaphandre spatial.

Thomas Pesquet qualifie cet événement de « vol ultime ». « L’astronaute devient lui-même un objet volant, seul au milieu du néant », confie l’astronaute français. Pour se protéger durant cette sortie de plus de six heures dans un environnement extrêmement hostile, l’astronaute dispose d’une armure, son scaphandre, qui est aussi une sorte de mini vaisseau spatial à lui tout seul.

Equipement de survie

Le scaphandre utilisé par Thomas Pesquet est l’équipement américain EMU (Extravehicular Mobilty Unit). Il est équipé d’un sac à dos muni notamment d’une réserve d’oxygène, d’une station de récupération du gaz carbonique rejeté par la respiration, d’une batterie, d’un système de refroidissement, d’un ventilateur, d’une radio. L’EMU comporte aussi des modules électroniques pour surveiller les données vitales de l’astronaute (pouls, température etc.) et gérer les communications, ainsi que des batteries et des packs d’oxygènes complémentaires.

Son casque, qui préserve de la chaleur et des radiations, est aussi doté de lampes et d’une caméra vidéo. Détail astucieux : comme il ne peut pas tourner la tête, un petit miroir accroché au bras sert de rétroviseur !

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Sortie extravéhiculaire au-dessus de la Terre et ses nuages. Crédits : ESA/NASA.

Sortie dans l'espace, depuis la Station spatiale internationale (ISS). Crédits : ESA/NASA.

Thomas et son équipier le commandant Shane Kimbrough se préparent pour leur sortie dans l'espace. Leur mission : remplacer les batteries. Crédits : ESA/NASA.

À bonne température

Lorsque le scaphandre est directement exposé aux rayons du Soleil, la température du corps peut s’élever autour de 150 ° C. À l’inverse, quand l’astronaute est à l’ombre, elle peut chuter en dessous des - 150°C. Pour préserver le corps de ces variations extrêmes, le scaphandre est constitué de 14 couches différentes de matériaux. Elles protègent aussi d’éventuels impacts de micrométéorites, poussières et autres débris spatiaux.

Sous le scaphandre, l’astronaute revêt une combinaison rafraichissante. Ultra légère, elle est traversée par des tubes remplis d’eau rafraîchie dont l’astronaute peut contrôler et modifier la température. Au bout des gants, il dispose au contraire de résistances chauffantes. Car ce sont toujours les extrémités qui gèlent en premier !

Confort minimal

Le scaphandre est composé de différents éléments : pieds, jambe, torse, bras, proposés en différentes tailles de façon à s’adapter au mieux à chaque astronaute. Seuls les gants sont faits sur-mesure. C’est la partie qui doit être la plus confortable et la plus mobile, pour permettre à l’astronaute de travailler. Mais même ainsi, les objets sont très difficiles à manipuler. C’est pourquoi les travaux prennent autant de temps. Le scaphandre est rigide, avec une faible pression intérieure : très inconfortable et chaque mouvement demande un effort physique important. Seule touche de confort : une réserve de 1,5 litre d’eau pour se désaltérer.

[REPLAY] Succès de la sortie de Thomas Pesquet

A voir sur https://proxima.cnes.fr/fr/AllezThomas

Vendredi13janvier

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En micropesanteur, le webdocumentaire qui vous met dans la peau de l'astronaute.

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