21 Avril 2014

Mars, et ça repart pour les BTS !

22/04/2014 L’un partira sur Mars, l’autre pas. Mais les deux robots devront se ressembler comme deux cailloux martiens. Des étudiants en BTS de l’Académie de Toulouse vont réaliser une réplique à l’échelle 1 de l’atterrisseur de la mission martienne Insight. Elle sera exposée en 2015 au Salon du Bourget.

 

Le compte à rebours est lancé.

120 étudiants en BTS (Brevet de Technicien Supérieur) de Midi-Pyrénées ont 18 mois pour réaliser une réplique fonctionnelle et grandeur nature de l’atterrisseur de la mission Insight.

Il doit être déployé sur Mars en 2016, dans le cadre d’une mission de la NASA, dans laquelle le CNES fournit l’instrument principal, le sismomètre.

En 2007-2009, c’est une maquette du rover Curiosity que des élèves de BTS de l’Académie avaient réalisée avec succès.

Aujourd’hui, 19 établissements participent à ce nouveau projet, également piloté par le CNES, et qui enthousiasme déjà les étudiants.

« Ca, c’est du concret ! » sourit Jérémy Brites, 19 ans, élève au lycée Rascol à Albi, en BTS Systèmes Electroniques. « Nos calculs vont servir à des réalisations réelles, c’est motivant. »

Dans la compétition

Chaque établissement élaborera un élément de la maquette, en fonction des disciplines enseignées - le projet comptant en effet pour l’obtention du diplôme : les panneaux solaires, le sismomètre, le bras articulé ou encore le système de pilotage via une tablette…

Les élèves devront travailler en lien avec d’autres lycées, illustration concrète de la coopération qui prévaut dans les projets spatiaux.

Les conditions de travail seront en effet au plus proche des réalités professionnelles : un cahier des charges exigeant, un planning, un budget. Et de la concurrence !

En juin 2014, un jury choisira les meilleures réalisations ou conceptions pour chaque élément du robot, et les équipes gagnantes pourront intégrer leurs travaux à la réplique finale, durant l’année 2014-2015.


« La compétition donne de l’ambition au projet », s’anime Kevin Astie, 20 ans.

Je sais que l’on va devoir travailler les week-ends, mais ça ne me dérange pas ! » Gwen Vivès, 22 ans, en BTS CRSA (Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques) à Bagnères-de-Bigorre est, lui, déjà dans la compétition : « Je suis super motivé pour proposer les meilleures solutions. »

Appréhender les défis du spatial

Et le jeune homme aura de quoi cogiter.

« Nous n’imposons quand même pas de prendre en compte les contraintes martiennes, explique Alain Gaboriaud, coordinateur du projet au CNES. Les poussières, le froid… Mais ce projet permet d’appréhender les défis du spatial. »

« Ils rencontrent de nouvelles problématiques liées à l’espace, confirme Jean-François Callizo, chef de travaux au lycée de Mirepoix. Comme les vibrations énormes, lors du décollage. »

Marine Dargassies, 20 ans, étudiante en BTS CPI (Conception des Produits Industriels) à Saint-Orens (31), appréhende la tâche qui s’annonce.

Mais elle en est sure : « J’ai pleins de choses à découvrir dans le domaine de l’industrie, comme dans celui du spatial. »

Elle travaillera sur la réalisation des panneaux solaires.

Peut-être ceux qui seront exposés avec la maquette finale au Salon du Bourget en 2015. « Franchement : j’en serais super fière ! »