19 Septembre 2014

La Terre éblouit la nuit

Les lumières de nos villes offrent, depuis l’espace, un spectacle éblouissant de la Terre. "Le Jour de la nuit", le 20 septembre, nous rappelle cependant qu'elles ont aussi de lourdes conséquences pour l‘environnement. Les satellites nous aident à identifier ce phénomène pour mieux y remédier.

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Il y a désormais tant de sources de lumière dans nos villes que le ciel, la nuit, « disparaît ». L’excès d’éclairage crée un halo lumineux qui a pour effet d’ « éteindre » les étoiles : noyées dans cette lumière, elles ne sont plus visibles.

Ce phénomène porte le nom de « pollution lumineuse » car il représente une gêne pour observer le ciel. Et une réelle source de nuisance pour l’environnement.

L’éclairage artificiel perturbe notamment les déplacements et la reproduction de milliers d’espèces. Les impacts sur la santé humaine sont du même ordre : la lumière constante produit une perte de repères et une difficulté à se reposer. Sans parler du gaspillage d’énergie.

La preuve par l'Espace

Les agences spatiales s’inquiètent de ce fléau lumineux.

De nouveaux équipements, qui permettent de capter à la fois la lumière visible et le rayonnement infrarouge (donc la chaleur) émises à la surface de la Terre, livrent des images confondantes. La NASA a ainsi pu réaliser une carte de la Terre la nuit en compilant plusieurs clichés pris par le satellite Suomi NPP. Les zones les plus exposées à la pollution lumineuse apparaissent sous la forme d’amas de points lumineux.

Elles donnent une cartographie inédite des régions les plus urbanisées de la planète.

Ces images, de même que celles captées grâce au dispositif européen Nightpod, embarqué à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), affinent les anciennes données, qui sous-estimaient le degré réel de la pollution lumineuse. Elles favorisent aussi une prise de conscience. En France, depuis le 1er juillet 2013, par exemple, les vitrines doivent être éteintes au plus tard à 1 heure du matin.

 

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